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L'invitée du samedi du journal régional Ostlendingen était Sigrid Ekran, samedi dernier ! Pour vous permettre de mieux la connaître et histoire de ne pas laisser s'empoussiérer mon dico, je vous
ai fait la traduction de l'article : bonne lecture ! (NB : un clic sur l'article l'ouvre en format PDF)

L’invité du samedi
Nom : Sigrid Ekran
Age : 29 ans
Vit à : Folldal
Célibataire
Ce qu’elle n’aime pas : Etre assise à un bureau devant un ordinateur
Ce qu’elle aime : Etre dehors, dans la forêt et sur la montagne avec ses chiens
Lecture : Beaucoup d’histoires polaires mais aussi d’autres choses que du froid et des conditions difficiles !
Ecoute : Beaucoup la radio ainsi que du hip hop et du reggae
Ce qu’elle aime manger : un peu tout, beaucoup de gibier (perdrix, élan, caribou en Alaska)
Ce qu’elle aime boire : du chocolat chaud et du café, un bon vin rouge de temps en temps
Hobby : Le mushing et pas le temps pour rien d’autre !
Actualité : vient de remporter la Femundlopet F600
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La fille de la nature
Elle pense que les gens qui passent leur temps dans un bureau entre 9h et 16h sont bien plus fous qu’elle qui vit mieux seule dehors avec ses chiens dans la nature.
Lars Monsen, Ketil Reitan, Bjornar Andersen et Robert Sorlie : Sigrid les a tous battus ! Elle a gagné la Femundlopet et est devenue du même coup championne de Norvège de longue distance, un an avant les championnats du monde. Elle est basée à Folldal avec ses 26 chiens et à cet instant précis, elle est assise près de la cheminée de l’hôtel Bergstaden à Roros, toute prête pour se rendre au banquet qui doit avoir lieu dans la soirée. Ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent rivaliser avec la jeune femme de 29 ans qui a grandit en pleine nature avec ses parents et son frère cadet plus jeune de 6 ans dans une ferme près de Borgenfjord à Sparbu dans la province du Nord Trondelag.
Le maquillage de l’hivers a fondu maintenant. Elle se détend sans givre sur le visage ni les cils. Dehors dans la rue, il fait –15°C mais ce n’est pas une température qui effraie une fille qui a couru 2 fois la légendaire Iditarod en Alaska, la 1ère fois avec un nez cassé et une infection alimentaire.
« Je ne conduis pas mes chiens avec le nez. Ca faisait mal mais ca a été », dit-elle en souriant.
Après le départ de la course la plus folle du monde en 2007, avec 10 jours dans le froid glacial d’Alaska devant elle, ses freins se sont coincés dans une pierre. Sigrid l’a pris, comme elle le dit « en plein dans la figure », mais elle a réussi à se maintenir sur le traîneau. Son visage lui faisait mal et au checkpoint suivant, les vétérinaires lui ont diagnostiqué une fracture du nez. Elle décide alors de poursuivre la course. A Yokun, elle mange un hamburger qui lui donne une infection alimentaire. Là encore elle décide de poursuivre et arrive finalement au but en 20ème position, avec le titre de « Rooky of the year » qui récompense le meilleur débutant, après avoir parcouru avec ses chiens 1800km en 10 jours 13 heures et 21 minutes.
« Chez mes parents à Sparbu nous avions un cheval, des poules, des moutons, des chèvres, des lapins et 15 vaches. Les animaux me suivaient jusqu’au bus de l’école tous les jours » raconte Sigrid
- J’ai eu une chouette enfance. L’intérêt pour les animaux et la nature a toujours été là. Il y a aussi toujours eu des chiens dans ma vie. Les chiens sont de supers animaux. Je me sens incroyablement bien quand je suis dehors avec mes chiens, dit Sigrid. Elle fut l’un des visages connus de la série « Nous à grands pas » que la chaîne de TV nationale a lancée en 2001. « Je travaillais pour l’émission et j’étais responsable des loups. Un job intéressant et amusant. »
Plus tard elle a étudié la vie sauvage à l’Université du Hedmark à Evenstad. Après cela, en 2003, elle part aux USA pour compléter ses études par un Master à l’Université de Fairbanks en Alaska. Pendant 3 ans, de 2004 à 2006, elle travaille en parallèle pour Team Norway avec notamment Robert Sorlie dans le cadre de leur participation à l’Iditarod. Les 2 années suivantes, elle participe elle même à la course en tant que musher. Au printemps 2008, elle participe à une expédition à l’île d’Ellesmere dans le Grand Nord Canadien. L’ile fut découverte en 1616 par William Baffin. Elle fut baptisée en 1852 par Sir Edward A. Inglefield dont l’expédition était soutenue par Francis Egerton, premier comte d’Ellesmere. Des parties de l’île furent cartographiées par Otto Sverdrups en expédition avec le Fram de 1898 à 1902.
L’expédition d’avril 2008 était menée par Will Steger. L’objectif était de documenter l’impact du changement climatique sur les régions polaires. Les autres participants de l’expédition étaient 2 canadiens, un américain, un anglais et le norvégien Tobias Thorleifsson. « Will Steger est plus connu pour ses légendaires expéditions polaires. Il a dirigé des expéditions parmi les plus importantes de l’histoire. C’était une grande expérience que d’être avec lui dans les traces d’Otto Sverdrups. Nous avons été dehors pendant 64 jours avec 3 team de 10 chiens. » Raconte t-elle. Elle connaît donc bien maintenant les régions polaires. « Je pense que c’est très intéressant de lire les livres et les histoires de Roald Amundsen, Fridtjof Nansen, Helge Ingstad et les autres qui ont tant risqué pour l’étude des régions polaires inconnues. »
« Très têtue, avec un instinct de la compétition très développé mais toujours avec le sourire » dit un ami assis avec nous sur le sofa mais préférant rester anonyme. Nous voyons bien qu’il sait de quoi il parle. Il nous dit aussi qu’elle est gentille, pleine d’égards, positive, persévérante et qu’elle est la meilleure quand des obstacles se présentent sur sa route.
- A quoi penses tu quand tu es dehors avec tes chiens, mil[1] après mil et heure après heure ?
- Je ne sais pas si je pense tant que ça répond-elle dans un sourire. Pendant une compétition je suis complètement concentrée sur le travail à faire. Dehors en entraînement, je profite de la nature et de l’expérience de la nature. C’est pour cela que je reste si longtemps à l’extérieur, parce que je suis là où j’ai envie d’être. Je suis nomade et je me plais sur la route. Je crois que la vie est un chemin qui chemine vers le but.
- Tu a aussi une vie ?
Sigrid comprend la question mais ne voit pas où est le problème.
- Je fais ce qui me tient le plus à cœur dans la vie : être dehors avec mes chiens. Peut être que je ne suis pas très sociable mais j’ai un réseau. J’ai ma famille, mes amis et j’ai la famille des mushers. Nous sommes très proches entre mushers. Le chien est un style de vie. Je l’ai adopté tout naturellement. Tu ne peux pas te sentir mieux que lorsque tu fais ce que tu aimes faire. Le pire pour moi serait d’être assise toute la journée devant un ordinateur. Certains pensent sans doute que ce que je fais est spécial et exigeant. Moi je pense que ceux qui vont au bureau le matin et restent là jusqu’à 16h, tous les jours pendant toute leur vie sont beaucoup plus fous que moi.
Pour le moment, elle loue une maison à Folldal. Là elle a ses chiens et son handler et camarade Mark Chin qui a lui aussi couru la Femundlopet. Il s’en est bien sorti avec les chiens que Sigrid n’avait pas sélectionnés dans son team. Sigrid insiste sur le fait qu’il est juste un camarade.
- Amoureux, enfants, maison, grosse dette et lourdes mensualités, ça ne te tente pas ?
Sigrid sourit et explique que pour ce qui est de la dette elle en a bien une petite, les enfants elle n’y pense pas encore et elle évacue la question de l’amoureux. Silence radio à l’autre bout du sofa ….
L’une de ses plus grandes héroïnes est Susan Butcher, la meilleure musheuse de tous les temps. Elle a gagné 4 fois l’Iditarod. Sigrid a fait sa connaissance et a même travaillé pour elle jusqu’à ce qu’elle meure d’un cancer à l’été 2006.
- J’ai rencontré Susan pendant les années où je vivais en Alaska. J’y suis restée 6 ans jusqu’à ce que la crise financière et les problèmes de visa ne m’obligent à rentrer en Norvège. Les années en Alaska m’ont apporté énormément. Là bas toute le monde est lié avec les chiens et le milieu des courses de chiens.
- Comment as tu obtenu de bons chiens de course ?
- C’est une question de génétique. Nous travaillons tout le temps à croiser les meilleurs chiens. C’est aussi une question d’entraînement, d’entraînement et encore plus d’entraînement. Le mushing est un sport difficile. Pour être au top tu dois être toi même ainsi que les chiens super entraîné et tu dois connaître tes chiens.
- Est ce que les chiens savent qu’ils sont engagés dans une compétition ?
- Oh oui, aucun doute là dessus. Mes chiens n’aiment pas se faire dépasser par d’autres attelages. Pas plus que moi d’ailleurs !
- Quand un chien est il au top de sa forme pour la compétition de haut niveau ?
- Environ entre 2 ans ½ et 7 ans, en général. Mais j’ai couru la Femundlopet cette année avec une chienne de 10 ans dans le team et elle a fait un super boulot.
- Le mushing est un sport où les femmes battent les hommes ?
- Il y a bien d’autres choses que le sexe qui entre en ligne de compte. Pour la Femundlopet, nous étions 2 femmes au top. Inger Marie Haaland a terminé 2nde, c’était amusant ! » L’expression de son visage et le langage du corps expriment à quel point ce résultat est absolument amusant.
Sigrid ne dit pas grand chose sur ce dont elle rêve dans un avenir proche mais nul doute qu’il s’agisse de ballades et de nouvelles expéditions.
- J’ai de nombreux projets et rêves, moi. Le prochain objectif est la Finnmarkslopet, course de 1000 km qui partira d’Alta le 13 mars prochain.
- Si tu gagnes 1 million au loto, que fais tu ?
- Je m’achèterais un voilier ! Sinon je veux vivre exactement comme maintenant. L’argent ne changerait rien à la valeur de ce que j’ai.
- Crois tu en Dieu ?
- Je ne sais pas. Je crois qu’il y a quelque chose de plus entre le ciel et la terre mais je ne suis pas religieuse.
- Rêves tu de gagner l’Iditarod ?
- Ce serait très drôle. Répond Sigrid.
Le jeune homme du sofa se lève et dit que Sigrid a beaucoup à faire. Ils sortent ensembles de l’hôtel.
[1] 1 mil norvégien = 10 Km
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Sans doute qu'il n'est pas donné à tout le monde de s'appeler Lance Mackey et de remporter 3 fois de suite la mythique Iditarod, sur les traces d'un père et
d'un frère et de bâtir ainsi une sacrée légende familiale : bonne chance à leurs "générations futures" qui vont devoir relever le défis pour assurer la continuité ... et surtout un grand
bravo pour cette nouvelle victoire historique. |
Au mois d'août, Amundsen mit le cap au Sud à bord du "Fram", que Nansen avait mis à sa disposition. A cette époque, les navires, pour passer le Détroit de Bering, devaient contourner le Cap Horn. Aussi personne ne suspecta-t-il qu'Amundsen avait changé ses intentions lorsqu'on le vit faire route vers le Sud.
Il fallut attendre l'escale de Madère pour qu'Amundsen apprît aux membres de son expédition qu'ils se dirigeraient non vers le Nord, mais vers le Sud. Un télégramme fut envoyé à Scott,
l'informant que les Norvégiens étaient en route pour l'Antarctique. La course haletante qui s'ensuivit continue, aujourd'hui encore, à captiver les foules.
Amundsen établit sa base dans la Baie des Baleines, située plus près du Pôle Sud que le point de départ choisi par Scott, le Détroit de McMurdo. Mais les terres séparant la Baies des baleines du
pôle étaient encore inconnues, tandis que Scott se proposait de reprendre l'itinéraire tracé par son compatriote Shackleton en 1908.
Le 19 octobre 1911, Amundsen quitta le campement avec ses quatre compagnons, quatre traîneaux et cinquante-deux chiens. La mission n'avait qu'un seul but : atteindre le pôle, le plus vite possible. Ce fut chose faite deux mois plus tard, cinq semaines avant que Scott et ses hommes, épuisés, n'arrivent sur les lieux pour y trouver la tente et le drapeau laissés par l'équipe d'Amundsen.
Le drapeau norvégien flottait sur le Pôle Sud depuis le 14 décembre. Les hommes d'Amundsen avaient franchi la périlleuse Barrière de Ross, puis atteint le pied d'une haute chaîne de montagnes, entrecoupée de glaciers. Toute avancée supplémentaire avait pu, un temps, paraître hasardeuse. Mais l'équipe, forte de son habileté et d'une bonne part de chance, était finalement parvenue à se frayer un passage sur le Glacier Heiberg, à traverser la chaîne de montagnes et à gagner le plateau menant au pôle.
Petit exercice de version américaine ! Je vous propose une traduction maison de la bio de Lance Mackey sur son site Lace Mackey's Come Back
Kennel. Son histoire est de celles qui font rêver !
Chapeau bas Monsieur le Musher !
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Dear Friends,
My father, Dick Mackey, was one of the founders of the Iditarod Sled Dog Race which was officially organized in 1973. He then won the race in 1978. I have three brothers and a sister, all of whom are involved in dog racing. My oldest brother, Rick Mackey, was the winner of the 1983 Iditarod.
I’ve raced dogs in
regional events throughout Alaska, I ran in 4 Jr. Iditarods and made 2001 my first year to compete in the last great race, the Iditarod. In 2005, 2006 & 2007 I won the Yukon Quest Dog racing is an important part of Alaska’s heritage as well as a popular sport throughout the world. For my family, it’s a way of life.
Lance Mackey |
Chers amis, Mon nom est Lance Mackey. Je viens d’Alaska et je suis né le 2 juin 1970 à Anchorage, Alaska. Je suis marié à ma fiancée du lycée, Tonya, qui est musher elle aussi. Nous avons 4 enfants, Amanda, Brittney, Alanah & Cane. Mes passions sont la pêche et les courses avec mes chiens. Après l’Iditarod en 2001, les médecins m’ont diagnostiqué un cancer de la gorge et j’ai subi une opération ainsi qu’un traitement par radiations. J’ai commencé à courir l’Iditarod 2002 mais j’ai du scratcher à Ophir et je n’ai pas pris le départ en 2003 pour bien récupérer. Je suis à présent considéré comme guéri et j’ai une équipe de chiens relativement jeunes mais avec de l’expérience. Le « chenil du retour » est un petit chenil à petit budget mais nous avons l’envie et la volonté de faire de notre mieux. Mon père Dick Mackey, fut l’un des fondateurs de l’Iditarod créée officiellement en 1973. Il la remporta en 1978. J’ai 3 frères et une sœur qui sont tous impliqués dans les courses de traîneau. Mon grand frère Rick Mackey a lui aussi remporté l’Iditarod en 1983. J’ai participé à des courses régionales à travers toute l’Alaska, j’ai participé 4 fois à l’Iditarod, la première fois en 2001. Cette course est considérée comme la dernière grande course ! J’ai aussi gagné la Yukon Quest en 2005, 2006 et 2007. En mars 2007, je suis devenu le 3ème Mackey à remporter l’Iditarod. Je réalisais là mon plus vieux rêve du plus loin que je me souvienne. Je peux donc vous assurer que les rêves se réalisent ! Les courses de chiens de traîneau sont un héritage important de la culture d’Alaska. Elles sont aussi un sport populaire dans le monde entier. Pour ma famille, c’est avant tout un mode de vie. Lance Mackey |
Le refroidissement éolien est l'effet de refroidissement du vent combiné à de basses températures.
Les êtres humains ne ressentent pas directement la température de l'air. Quand nous sentons qu'il fait froid, nous ressentons en fait la température de notre peau. Parce que la température de notre peau est plus basse quand il vente (notre peau perd de la chaleur plus rapidement qu'elle n'en reçoit du corps), nous ressentons davantage le froid quand il y a du vent. Cette sensation est ce que l'indice de refroidissement éolien tente de quantifier. Il faut noter que bien que l'indice de refroidissement éolien soit exprimé selon une échelle de température (au Canada, l'échelle Celsius), il n'est pas une température : il n'exprime qu'une sensation humaine.
L'indice de refroidissement éolien est déterminé au moyen d'un modèle de la température de la peau soumise à diverses conditions de vent et de température. Ce modèle, qui a été validé au moyen d'essais cliniques (voir Historique pour plus de détails), est itératif : il tient compte de la baisse de température de la peau qui résulte de la perte de chaleur causée par le vent et le froid, et de l'effet de la baisse de la température de la peau sur le taux de perte de chaleur. On peut toutefois en approximer les résultats (à l'unité près) au moyen de l'équation suivante :
où
R est l'indice de refroidissement éolien, fondé sur l'échelle de température Celsius
Tair est la température de l'air en degrés Celsius (°C), et
V10m est la vitesse du vent à 10 mètres (la hauteur standard de l'anémomètre), en kilomètres à l'heure (km/h).
Vous trouverez tous les détails et les tableaux de calcul à partir de la température et de la vitesse du vent sur La voie verte, le site Web d'envionnement Canada très complet. Les petits canadiens ne s'habillent jamais pour aller à l'école sans avoir au
préalable consulté le fameux indice ! S'il fait -10°C avec un indice de -35, ça veut dire qu'on aura froid comme s'il faisait -35°C et qu'on va geler au bout de pas longtemps ... Autant prévenir
!
Quelques extraits du site :
Qu'est-ce que le refroidissement éolien?
Toute personne ayant jamais fait le pied de grue à un arrêt d'autobus ou entrepris une promenade par une journée venteuse d'hiver sait que l'on ressent davantage le froid lorsqu'il vente. La sensation de refroidissement causée par l'effet combiné de la température et du vent est appelée refroidissement éolien.
Par temps calme, notre corps nous isole quelque peu de la température extérieure en réchauffant une mince couche d'air proche de la peau, appelée couche limite. Lorsque le vent souffle, il emporte cette couche d'air protectrice avec lui, exposant la peau à l'air froid. Le corps doit ensuite produire de l'énergie pour réchauffer une nouvelle couche protectrice. Si le vent emporte ces couches les unes après les autres, la température de la peau baisse et l'on ressent davantage le froid.
Le vent entraîne aussi l'évaporation de l'humidité de la peau, un processus qui enlève encore plus de chaleur au corps. Des études ont démontré que la perte de chaleur corporelle est beaucoup plus rapide lorsque la peau est mouillée que lorsqu'elle est sèche.
Pourquoi devriez-vous vous soucier du refroidissement éolien?
Vivre dans un pays froid pose certains risques pour votre santé. Chaque année, au Canada, plus de 80 personnes décèdent par suite d'une surexposition au froid, et bien d'autres souffrent d'hypothermie et d'engelures graves. Le refroidissement éolien est parfois déterminant dans ces incidents, car il accélère la perte de chaleur corporelle.
La quantité de chaleur que votre corps perd dépend non seulement du refroidissement éolien, mais aussi d'autres facteurs. Des vêtements de bonne qualité et dotés d'excellentes propriétés isolantes capturent l'air, créant ainsi une couche limite plus épaisse autour du corps pour en conserver la chaleur. Les chaussures et les vêtements mouillés perdent leurs qualités isolantes et entraînent une perte de chaleur corporelle égalant presque celle de la peau exposée. Votre type corporel influence aussi la vitesse à laquelle votre corps perd sa chaleur - les personnes grandes et minces ont froid beaucoup plus rapidement que les personnes petites et rondes.
Nous pouvons également accumuler de la chaleur en accélérant notre métabolisme ou en nous imprégnant des rayons du soleil. L'activité physique, comme la marche ou le ski, accélère le métabolisme et génère plus de chaleur corporelle. L'âge et la condition physique sont également importants : les personnes âgées et les enfants ont moins de masse musculaire et génèrent donc moins de chaleur corporelle. Le soleil, même par une froide journée d'hiver, peut également faire une différence: lorsqu'il brille, on peut sentir jusqu'à 10° de plus que ce que le thermomètre indique.
Enfin, le corps peut s'adapter graduellement au froid. Les gens qui vivent dans un climat nordique résistent souvent beaucoup plus au froid que les personnes vivant dans un climat plus chaud.
Contrer les effets du froid
La meilleure façon d'éviter les dangers du refroidissement éolien est d'écouter les prévisions météorologiques avant de sortir et de s'habiller chaudement. Rappelez-vous qu'en moyenne, la peau commence à geler à un refroidissement éolien de -25, et gèle en quelques minutes à -35.
Pour éviter ce refroidissement, il suffit de s'abriter du vent. Les prévisions de refroidissement éolien d'Environnement Canada sont basées sur le vent qui vous frapperait dans un grand espace. Si vous vous abritez du vent, vous pourrez réduire ou même éliminer le facteur de refroidissement éolien. Vous sentirez néanmoins le froid de la température extérieure.
Brrr ... Réfrigérant, non ?
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Maintenant qu'il a redressé les oreilles, il est temps de vous présenter notre nouveau puppy, futur leader et beaux yeux bleus : j'ai nommé ROROS ... Ce nom vous dit quelque chose ?? Normal ... c'est la ville de départ de la FEMUND en Norvège ! En février, nos chers voisins se sont occupé de lui et des quelques chiens restés au chenil tandis que nous filions vers Roros dans notre carrosse d'argent et c'est Bab qui l'a baptisé ! Tinga a eu 2 chiots : Nunka est partie chez Paul Etienne et Caroline à Tarbes et Roros reste aux Fontanelles où il vient de commencer sa formation de futur leader de choc et de charme ...
Puisqu'il est le seul chiot à grandir au chenil cette année, nous avons décidé d'appliquer les techniques des manuels et en particulier celles décrites dans le fameux livre de D. Grandjean déjà cité dans nos pages.
L'éducation d'un chiot doit être envisagée très tôt : dès le sevrage si on l'élève soi même, dès l'âge de 3 mois s'il s'agit d'un chiot que l'on a acheté. (...) compte tenu du caractère très particulier des chiens nordiques, il est illusoire voir inutile, d'essayer d'obtenir d'eux une obéissance aveugle ...
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L'éducation en elle même concerne en effet l'acquisition de l'obéissance (particulièrement dans le cas des chiens de tête) et d'une certaine habitude au port du harnais, voire à la traction. Pour ce faire, il sera intéressant de pouvoir profiter de l'exemple que fournissent les adultes, qui se révèlent bien souvent être les meilleurs éducateurs.
Pour cela, Roros est à bon école : il a assisté depuis son parc à tous les départs en entrainement du team, depuis sa naissance en novembre jusqu'à tout récemment les sorties en libre ou en kart !
Il faut tout d'abord se forger un vocabulaire, riche en intonations particulières, les ordres ne devant en aucun cas être hurlés ou vociférés; au contraire, une voix normale, basse, va obliger le chien à être plus attentif.
Il faudra adopter des intonations adaptées au résultat attendu : sèches et dynamiques pour le départ, fermes et autoritaires pour le "non" réprimant une erreur, encourageantes pour le "bien" (qui est en soi une récompense pour le chien), douces pour l'ordre d'arrêt. La fin de chaque exercice (pas + de 15 min par séance au début) se soldera par une séance de grosse récompense (caresses et jeux).
La 1ère véritable étape du travail consiste à habituer le chiot à porter un harnais. Pour Thierry Bloch, "cette accoutumance se fait très facilement en promenant le chien avec son harnais; 5 à 10 séances suffisent en moyenne. On peut en profiter pour commencer à faire asseoir le chiot de façon à ce qu'il tourne le dos au musher, c'est à dire tourné vers la future piste (il conviendra d'éviter qu'il ne se retourne pour faire face àson maître, ce qui, une fois attelé, créerait des emmêlements dans les traits). (...)
Dans une seconde étape, on pourra commencer à sortir le chiot au bout d'une longue laisse accrochée au harnais, plusieurs fois par semaine. Ainsi harnaché, le chiot apprend à marcher ou à trotter devant le musher, en gardant tendue la laisse accrochée à la boucle arrière du harnais. Il est ainsi possible de lui apprendre quelques mots du vocabulaires spécifique du traineau (par exemple "GEE" pour aller à droite et "HAW" pour aller à gauche).
Ces 1ers entraînements seront effectués sur une route, un chemin ou un sentier, ce afin que la notion de piste devienne évidente pour le chiot (au beau milieu d'une pâture, le chien ne saurait où aller). Il conviendra impérativement de ne jamais aller devant lui et l'appeler. Dans cette étape, la discipline évitera bien des accidents et permettra d'habituer le chien :
- A s'asseoir devant le musher face à la piste
- A démarrer à l'ordre (le mot choisi pour ce faire ne devra plus changer et ne servira exclusivement qu'à cela); éventuellement, pour attirer l'attention du chiot vers l'avant, on pourra au début lancer un caillou ou un morceau de bois dans la direction de la présumée piste
- A s'arrêter sur ordre (ordre définitif)
- A être sérieux lorsqu'il est au harnais. Ce dernier point est très important car le chien doit s'appliquer à être sérieux : "empêcher le gentiment, mais fermement, de fureter à droite et à gauche, de s'arrêter sur une touffe d'herge, en tirant sur la laisse et le harnais tout en disant un "non" sec et le remettant sur la piste. (...) Empêchez également le chien de s'arrêter pour repartir au triple galop. Lorsqu'il s'applique, félicitez le de la voix, mais ne le récompensez qu'en fin de séance, après avoir donné l'ordre d'arrêt, l'avoir fait asseoir en vous tournant le dos et lui avoir enlevé son harnais" (Thierry Bloch). (...)
Dans le même temps, on pourra encourager le chiot, toujours sous la forme d'un jeu, à suivre un trajet préétabli; l'idée même de ce qu'est une piste pourra alors s'imprimer dans son esprit.
La 3ème étape de l'éducation débute alors : elle consiste à habituer le chiot à tirer régulièrement quelque chose (...) de léger, de non bruyant et ne sautant pas dans tous les sens, ce qui aurait pour seule vertu de l'effrayer. Un jerrican en plastique est un bon objet à utiliser, car on peut l'alourdir progressivement en augmentant la quantité d'eau (jusqu'à 5L). Arrivé à ce stade, le chien devient capable de tirer une luge ou une pulka. Dès lors (...) il devient possible de l'intégrer à un attelage expérimenté à partir de l'âge de 9 à 12 mois, en commençant sur de courtes distances.
La suite de cet article dans un prochain numéro : "Education d'un chien de tête"...
D'accord, la photo est floue mais imaginez vous sur un KART: des tubes de métal, 3 roues, 2 poignées, 2 freins, les pieds sur un morceau de tôle et dévaler les pistes escarpées de la Montagne Noire, tiré par 6 chiens hystériques, avec le brouillard, la boue, les ornières : courir, patiner, freiner en descente, encourager, diriger, rire et échanger, plier les genoux pour amortir les soubresauts de la descente, fermer les yeux pour esquiver les éclaboussures de gadoue (ah la gadoue !!!), pousser comme un dératé dans les "coups de c..." : le kart ce sont de vraies sensations de glisse retrouvées, la traction des chiens est omniprésente, la glisse bien réelle ...
Sauf que pas possible de s'arrêter, pas possible de descendre pour démêler la ligne, pas possible de prendre + de 6 chiens et engagement physique 100% obligatoire !
Bref : profiter de la fraîcheur printanière pour revenir aux fondamentaux, faire partager ma passion aux novices et perfectionner l'étape de "désentraînement" des chiens qui succède aux périodes d'entraînement et de courses : pourquoi pas ?! C'est ce que nous faisons et nous y prenons grand plaisir !
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