NECESSAIRE DE S'AMELIORER

Publié le par Sled Dog Montagne Noire

sans-titre.pngJe vous traduis l'article de Trond Anton Andersen sur le site de la Finnmarkslopet le 28.05.2014 car je l'ai trouvé intéressant !http://www.finnmarkslopet.no/article.jsp?id=6790&lang=no

 

L'un des grands profils de la course a brillé de son absence lors des 3 dernières éditions. Mais à présent il est de retour avec le voeu très clair de gagner. Il est habituellement décrit comme "le modeste de Bergen", non sans une certaine ironie. Ralph qui a remporté la FL1000 en 2010 n'a pas peur de dire ce qu'il pense, sans filtre. Malheureusement il n'a pas été vu sur le traîneau lors des dernières Finnmark. En 2012 et 2013 il était super handler pour Inger Marie Haaland, avec à la clé une 1ère et une 3ème place pour l'équipe. En 2014, le suspens était à son comble tandis que Ralph devait se mesurer aux meilleurs à l'ouest, sur Iditarod.

Ce n'est pas un secret que le résultat en soi n'a pas été à la hauteur. Voir 21 mushers devant soit sur la liste des résultats n'est guère une habitude chez lui.

Il ne peut ni ne veut mettre cela sur le dos de la malchance. Iditarod 2014 a été décrite par beaucoup comme la plus difficile de toute l'histoire de la course. Impressionnant manque de neige combiné à un froid polaire et à la tempête ont mis les animaux tet les hommes à rude épreuve. Certains ont réussi à se mettre à l'abris des fossé dangeureux, des rochers et des vents qui menacaient de les expédier directement chez Poutine  à travers le détroit de Bering, d'autres ont dû renoncer.

Abandonner n'a jamais été d'actualité pour moi,, je n'y ai pas songé une seule fois, raconte Johanessen qui a passé la ligne d'arrivée à Nome, Alaska avec plusieurs côtes cassées, la clavicule fêlée, des gelures, un oeil au beurre noir et un genou douloureux. Ca a prit du temps pour que les pensées et les souvenirs commencent à revenir, pendant de longues portions de la course, j'étais si diminué par les antidouleurs que le monde me paraissait vraiment groggy. A present j'ai les idées plus claires et je peux y réfléchir, raconte Johanessen.

Meilleurs dans quelques domaines

L'une des grandes leçons de l'Alaska concerne le style de conduite. Les mushers de l'autre côté de l'Atlantique sont de manière générale plus doués que nous pour conduire en fonctions des conditions des chiens, c'est comme ça, on n'y peut rien, pense Ralph qui a bien sûr une explication à avancer. La course est beaucoup plus longue que la Finnmarkslopet, les participants sont obligés de conduire beaucoup plus calmement au départ. Cet exercice à lui tout seul fait toute la différence. Sur Finnmark on voit des team qui doivent réparer à Tana, seulement à 300Km du départ.

Je ne crois pas que les américains sont meilleurs avec les chiens; je crois que cela vient de la façon de penser des participants sur Finnmark. Il y en a trop qui ne se préoccupent que du classement final. Sur Iditarod, l'essentiel est plus sur le team, le musher doit amener ses chiens le mieu possible jusqu'à la ligne d'arrivée. A combien il se trouve derrière le vainqueur ne joue pas un rôle aussi important je pense. Le fait de récupérer en grande partie les sommes investies pour la participation lorsque l'on termine la course et en prime gagner une somme d'argent significative même pour ceux qui sont en bas de la liste est sans doute pour beaucoup dans la motivation pour aller au bout, explique t-il. Les chiffres pour le nombre de participants qui abandonnent l'Iditarod et la Finnmark parlent d'eux même. Les 3 dernières années en moyenne 26% des inscrits ont abandonné sur Iditarod alors que sur Finnmark, le pourcentage est de 53%.

Ralph a couru la Finnmark de nombreuses fois, il a à son actif plusieurs place dans le top mais il a aussi abandonné la course. Pour moi la Finnmarkslopet se situe très haut, c'est mon objectif principal même si je ne renonce pas à retraverser l'océan pour concourrir à nouveau SUR LA NEIGE un jour, mais plus tard. En 2015, mon objectif principal est la Finnmarkslopet, indique Ralph qui a suivi les débats concernant l'évolution et le développement de la course sans s'y engager vraiment pour autant.

J'ai remarqué que certains souhaitent aller vers un réglement type Iditarod, sous entendu en limitant les facilités auxquelles les coureurs ont accès. Egalement que les mushers doivent se débrouiller sans camping car, masseurs, équipe de fartae et mentors. Pour ma part je peux m'en passer, mais je ne crois pas que les conséquences seront celles que les détracteurs pensent générer. selon eux, les conséquences seront que les mushers doivent être autonomes, et de ce fait donneront aux chiens plus de repos et de meilleurs soins. Ce que moi je pense qu'il va se passer c'est que les meilleurs resteront les meilleurs tandis que ceux qui peinent en queue de pelotons vont peiner encore plus. Absoluement aucun effet sur le bien être animal pense l'ancien vainqueur de la FL1000.

Finnmarkslopet est un vrai examen de longue distance. Pour réussir un examen il faut être bien préparé. Beaucoup de ceux qui s'alignent au départ ont un potentiel d'amélioration là dessus. Si tu ne t'es pas préparé à fond, ça ne va pas bien se passer et ça n'a aucun intérêt de se présenter au départ, dit Ralph qui une fois de plus souligne le fait que chaque musher doit penser plus à son team et un peu moins au classement.

Johanessen n'a pas peur de montrer du doigt les organisateurs et voit absoluement le potentiel d'amélioration de la course. Je ne veux pas dire que l'Iditarod est mieux que la Finnmarkslopet mais il y a là bas des choses qui m'ont bien plues. Ils ont de loin beaucoup plus de vétérinaires et les juges de course suivent les équipages de beaucoup plus près que ce que nous faisons ici. Ce serait bien de s'en inspirer, indique le coureur de 56 ans installé à Dagali.

Sur Iditarod, le système de primes est bien fait. Même avec ma 22ème place j'ai gagné autant de cash qu'un vainqueur sur Finnmark1000, dit Johanessent qui souhaiterait que les primes de course soient revues à la hausse ici en Norvège. Pour faire court, l'Iditarod arrive à faire de l'argent avec tout. Finnmark est sur la bonne voie concenrnant l'argent mais à l'ouest ils sont encore plus créatifs pour faire rentrer des sous dans les caisses. Je ne pense pas que les organisateurs de la Finnmark utilisent à fond tout le potentiel de la course. Les sponsors sont exposés à des tarifs vraiments promotionnels. Pour avoir une course d'élite il faut des coureurs d'élite. Pour être un coureur d'élite il faut avoir les moyens d'en faire sa profession et alors les primes pour les bons classements doivent être supérieures, explique Ralph qui se décrit lui même comme un courueur semi-professionnel. Pendant les 6 mois d'hiver, l'essentiel pour moi c'est l'entraînement et les courses. Le reste de l'année, je dois, comme la plupart des autres mushers, travailler dur pour faire tourner la machine, raconte t-il. Ne me comprenez pas de travers, je ne conduit pas des chiens pour être riche, mais des primes plus élevées rendraient plus facile les choix de ceux qui veulent vraiment s'investir là dedans, souligne t-il.

Nouvelle tactique

Maintenant je suis vraiment très motivé pour la prochaine Finnmarkslopet et je vais essayer de mettre en oeuvre l'expérience acquise sur Iditarod pour courir une meilleure Finnmark.Vous allez voir de nouvelles tactiques de conduite chez moi que ce dont vous êtes habitués, dit il avec le sourire en coin. Comme la plupart des mushers, il ne souhaite bien sûr pas entrer dans les détails. J'ai un chenil solide, je n'ai pas participé depuis 4 ans et je me sens tout à fait prêt pour faire mon come back !

Publié dans LES COURSES

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