ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS ? - SPONSORS - PRESSE - ACTUALITES
Puisqu'elle est déjà là et pour nous mettre encore plus l'eau à la bouche, voici des images de NEIGE !!! Et pour vous donner un petit avant gout de la belle saison qui nous attend, j'ai ajouté pleins de photos dans les albums photos : allez voir, c'est juste en bas à gauche !
Il y a pleins d'images de la PIRENA en Espagne et aussi de l'ALPIRUSH à Vassieux en Vercors, de nouvelles images des CHIENS et de l'ALASKA !
Bonne et rafraîchissante visite !
Voilà, c'est reparti ! Les 2 jours de repos ont permis aux chiens de bien récupérer et musculairement, ils ont pris du volume. Ils se sont aussi bien couverts de laine pour affronter l'hivers ! Ce matin ils étaient tous sur les niches à attendre et effectivement, depuis midi il tombe quelques flocons : ils l'avaient senti ! La température est en ce moment de zéro degré : tout cela est de bon augure et je suis tout excité à l'idée de retrouver mon traîneau le premier week end de décembre dans le Pyrénées !
Pour ce qui est des pattes, la pluie a entraîné la boue, laquelle a ramolli les pattes et entraîné quelques séquelles essentiellement au niveau des pattes arrières entre les coussinets. C'est du fait de la traction que les pattes arrières sont les plus touchées.
Pour remédier à ces petits bobos, j'ai fait prendre à chaque patte un bain d'acide picrique (c'est ce qui a donné cette couleur jaunatre aux poils !) et aujourd'hui je viens d'appliquer un nouveau produit à base de TCA, formaldéhyde, centella asiatica, aloe vera ... spécial "chiens actifs" ! En attendant que les pattes se tannent, je mets des bottines pendant les entraînements (120km par semaine, ça laisse des traces !). Hier soir l'entraînement s'est bien passé, avec Eyes et Phelps en tête, et ce soir on remet ça, peut être avec la neige !
Voici enfin pour tous les impatients le récit de la 2ème manche, de la victoire et de la fuite d'une "tortue" à travers Roissy !!! Pour info, les correspondances entre les unités anglo-saxonnes et nos unités sont les suivantes : pour les distances, 1 mile = 1.609 km et 1 yard = 0.9144 m ; pour l'altitude, 1 pied = 30.48 cm ; pour les masses, 1 livre (pound) = 0.45 Kg. J'ai essayé de faire les conversions directement dans le texte.
Après les récompenses et la cérémonie de clôture de la première manche, toutes les équipes avaient 2 jours pour se rendre sur les lieux de la seconde manche en Haute Maurienne Vanoise. Tous les mushers et leurs handlers ont obtenu des appartements dans un petit village appelé Bramans. Cette région des Alpes était tout à fait différente de la station de sports d'hiver d'Avoriaz. J'ai vraiment aimé ce secteur. Les villages étaient si sympathiques avec leurs maisons en pierre et c’était très amusant d’apprendre l’histoire des lieux.
Pour cette seconde manche, il y avait plus de longues distances au programme. (...) Nous avons commencé dans la ville de Lanslebourg et sommes passés par les villages de Bramans, de Bessans, de Bonneval, de Lanslevillard, et de Termignon. Nous sommes aussi montés jusqu'à un grand lac appelé Le Col du Mont Cenis qui était absolument superbe ! Nous en avons fait le tour (ce qui nous a amené tout près de l’Italie) jusqu’à un point de contrôle appelé "Base Polaire" et tenu par le 13ème Bataillon de chasseurs alpins de l’armée française. Wow ! Quel travail impressionnant ils font. D'abord, ils ont porté tout notre matériel pour les chiens jusqu’en haut. Ensuite ils avaient de la paille pour les chiens, de l'eau chaude pour les alimenter, de grandes tentes chauffées pour que les mushers puissent dormir, des masseurs pour les mushers et un merveilleux repas chaud pour tous. Un vrai buffet ! Et tous les soldats étaient si gentils. J'ai eu la chance de parler à certains d’entre eux qui parlaient anglais et j’ai vraiment apprécié. Ils ont fait de cette course une vraie expérience pour moi. Pendant ces 500 km nous avons eu le privilège de nous reposer à 3 reprises à cet endroit. La vue sur le lac avec les sommets derrière était comme la cerise sur le gâteau!
Le programme pour cette deuxième moitié était de courir 50 à 80 km, s’arrêter et se reposer pendant 7 à 9 heures, puis repartir. Les chiens pouvaient bien se reposer et nous pouvions toujours les faire tourner sauf lorsque nous étions à la base polaire. Là l'équipe est restée la même. Par bonheur, le parcours était un peu plus facile qu’à Avoriaz. Il y avait quelques spots plats (vraiment!) et le terrain en général n'était pas aussi raide. Mis à part cette montagne …wow ! Vraiment raide. Certaines parties du parcours étaient très ensoleillées et donc dures et verglacées avec des descentes abruptes et des virages pointus : du traîneau définitivement extrême ! Je m’en suis plûtot bien sortie et j’ai même fini par trouver ça amusant ! Vous pouvez me trouver folle mais j’ai bien dit « amusant ». Je suis même passée à un attelage de 10 chiens au lieu des 8 que j’avais au départ.
La dernière nuit de la course tandis que nous campions tous à la base polaire, il y a eu un grand orage. Naturellement nous étions tous en haut à ce moment là, sans protection contre le vent et la neige. Nous avions une visibilité d'environ 10 mètres. Quelques snow machine ont essayé de traverser mais elles n’ont pas retrouvé la trace et ont du faire demi tour. Les organisateurs ont décidé de ne pas chronométrer l’étape et de faire redescendre toutes les équipes ensembles avant que l’orage n’empire. Une fois que nous avons su que nous ne serions pas chronométrés, plusieurs d’entre nous n’ont pas voulu attendre pour se mettre en route. Je suis sortie, j’ai attelé les chiens et j’ai décollé. J'étais la première équipe dehors alors il n’y avait aucune trace . Il faisait sombre, il neigeait et le vent soufflait si fort que je ne pouvais même pas voir mon chien de tête. J'avais 8 chiens et mes deux leaders étaient Leo et Spider. Leo est mon meilleur leader par mauvais temps. Il m'a déjà sortie de beaucoup de tempêtes auparavant, alors je lui ai simplement dit « OK Leo sortons nous de là" et nous sommes partis. Bien que je ne puisse pas le voir, j’avais totale confiance en lui pour nous sortir de cette montagne. Peu de temps après, nous sommes arrivés sous le couvert des arbres et le vent n’était pas aussi mauvais. Il y avait environ 30cm de neige fraîche sur le sol qui nous ralentissait mais je pense que les chiens appréciaient vraiment le changement. Je sais que les autres équipes ont quitté le camp peu après moi mais je ne les ai pas vu avant le check point. J'ai mené toute l’étape et j’ai couru la plupart du chemin sans frontale. Je savais que les chiens connaissaient le chemin alors nous avons profité d’un beau et paisible parcours dans l'obscurité. Je même chanté un peu aux chiens et ils semblaient juste heureux de courir dans la neige profonde. C’était comme s’ils comprenaient que nous n’étions pas chronométrés : ils n’avaient aucune pression et pouvaient se détendre et prendre du plaisir. Quelle nuit !
La dernière étape de la course devait faire environ 56 km et passer par la plupart des villages avant de finir dans Lanslebourg. On m’a demandé d’embarquer des caméras sur mon traîneau. Il y en avait une braquée sur les chiens et l’autre sur moi (je pense que l'objectif sur celle là s'est cassé). Je n'ai toujours pas vu le résultat. Ils ont filmé toute la course et ils voulaient un nouvel angle de vue pour leur film. Il m’en faudra à tout prix une copie lorsqu’il sortira.
Après 700 km de courses et après avoir dominé 17 autres mushers de 8 pays différents, mes chiens ont passé la ligne d'arrivée en champions de l’édition 2005 de la Grande Odyssée ! Génial ! Il y avait du monde sur la ligne d'arrivée pour encourager toutes les équipes. C’était vraiment chouette à voir. Kuling, Spider, Leo, Sawyer, Judd, Maya, Slurp, Turtle, Bower, Dusty, Dottie, Kate, Aztec et Souix - vous êtes vraiment les MEILLEURS ! J'aime mes chiens... ils assurent ! Je dois également dire qu'une partie ÉNORME du succès de mon équipe revient au meilleur handler que j'ai jamais pris pour une course et c'était Brent SASS de Fairbanks, Alaska. Il était impressionnant ! Il était toujours au top pour tout ce qui devait être fait, y compris les soins aux chiens et le maintient de mon traîneau en super état. Les patins de mon traîneau étaient toujours fartés et prêts à partir. J’ai vraiment eu une équipe de 1ère classe. Merci à tous mes chiens, à Brent, et à tous ceux à la maison qui nous ont soutenus et encouragés !
C’était triste que la course se termine et de devoir remballer pour rentrer. Nous avons bourlingué en France avec toutes ces équipes sympas pendant 3 semaines. C’était un peu comme une grande famille de déplacement. J'ai appris à connaître certains mushers que je ne connaissais pas avant et j’ai vraiment apprécié leur compagnie. J’ai foncé pour profiter une dernière fois de la vue et faire quelques emplettes avec Carol (l'épouse de Grant Beck, 3ème) et sa soeur, ainsi que Mary (l'épouse de Tim Hunt, 8ème). Puis il y a eu la longue route de 10h depuis la Haute Maurienne Vanoise jusqu’à Paris en fourgons. Bien que nous y soyons arrivés très tard avec Brent, Grant, Carol et leur équipe nous n’avons pas pu résister à une excursion tourbillonnante dans Paris de nuit. Il est impossible d’atterrir à Paris, de passer 3 semaines en France et de ne pas voir Paris ! A mon avis du moins. Nous avons dîné dans un petit restaurant près de la tour Eiffel puis nous avons tourné pour voir le plus d’endroits possibles jusqu’à ne plus pouvoir garder les yeux ouverts (vers 3h du matin). Merci beaucoup à nos amis parisiens d’avoir accepté de promener des fous de nords américains comme ça en pleine nuit dans Paris !
Le matin suivant nous avions tous rendez vous à l’aéroport pour le vol du retour. Nous devions suivre un guide qui nous indiquait la route à suivre. Seul petit problème : c’était l’heure de pointe à Paris ! Les Français qui conduisent ressemblent à des morceaux de gâteau ! Ca aurait pu aller mais comme personne ne savait où aller et que nous essayions tous de suivre le guide, c’était complètement fou ! Les voitures me coupaient la route et j’allais perdre les autres fourgons de vue alors je me suis mise à devenir agressive et à couper moi aussi la route aux voitures. J’ai relevé un nouveau challenge et j’ai commencé à me régaler de conduire comme une folle ! Arrivés à l’aéroport les chiens et le matériel ont été embarqués sur un vol d'Air France Cargo pour 9h1/2 de trajet retour. Après l’embarquement des chiens, tous les mushers et leurs handlers , excepté Tim Hunt, sa femme et John Schandelmeier qui embarquaient avec les chiens, sommes allés attraper notre propre vol. Heureusement que Tim, Mary et John ont pris le vol cargo. Lors de l’embarquement des chiens, l’une des cages est tombée, s’est ouverte et bien sûr vous l’avez deviné, il a fallu que ça arrive à l’un de mes chiens. Turtle s’est échappé et il était si effrayé par les gens et les avions qu’il s’est mis à courrir tout autour du tarmac. Normalement quand un chien se trouve sur le tarmac, il doit être abattu. Heureusement Tim, Mary et John étaient là. Ils ont passé 2 à 3 heures à le poursuivre autour du tarmac. Turtle craint un peu tout le monde hormis moi alors vous pouvez imaginer combien il était effrayé. Plusieurs voitures étaient après lui, il y avait des avions qui décollaient. Tim et John ont essayé de demander à tout le monde d’arrêter de le pourchasser car ça empirait les choses. Mais bien sûr, aucune des personnes qui courraient après Turtle ne parlaient anglais donc tout cela ne pouvait les mener nulle part … Finalement ils ont réussi à le diriger vers le bâtiment où étaient les autres chiens. Quand il les a vus, il s’est assis à côté d’eux et Tim a pu l’attraper. Dieu merci ! Je n'ai rien su de tout cela avant que les chiens n’arrivent à Chicago. Parlez de quitter Paris avec une telle agitation !
Quoi qu'il en soit, nous sommes maintenant dans le Montana, prêts pour l’Iditarod. Mon grand projet en ce moment est de m’approvisionner en nourriture et de prendre le bateau pour me rendre sur la course. J'emporte habituellement autour de 1000 kg d'approvisionnement incluant tous les aliments pour chiens, les bottines, les médicaments, des vêtements supplémentaires, de la nourriture pour moi, le sac pour le traîneau. Je vais avoir de longues sorties avec les chiens, je vais même faire un peu de camping pour bien les préparer. Il reste encore un mois avant le départ ! Je rentrerai probablement en Alaska vers le 22 février. Il y a beaucoup à faire d’ici là. J’ai une totale confiance en mes chiens et il me tarde de les voir à l’oeuvre. Quel que soient nos résultats, je suis sûre qu’ils feront de leur mieux et c’est pour ça que quoi qu’il arrive, je serai toujours fière de mes chiens.
Merci à tout ceux qui nous ont aidé mon équipe et moi cette année. Nous n’aurions jamais pu faire tout ça sans l’aide des amis et de la famille. Ce fut une année pleine de succès alors « merci beaucoup », comme ils disent en France ! Bonnes ballades à tous !
Jessie et son équipe
Dimanche matin idéal pour l'entrainement : du soleil, du froid et de la bonne humeur.
J'ai attelé 16 chiens au 4x4 avec en tête Sade, en pleine forme et Ruby, mes 2 femelles leader bien décidées à mener toute l'équipe au sommet et qui ont fait un super boulot : attentives aux ordres, nous avons repéré de nouveaux chemins pour allonger un peu l'entraînement sans passer par les endroits que nous connaissions déjà.
Résultat, 30 km en presque 2h. Je suis satisfait mais les chiens sont un peu fatigués. Ils ont perdu du poids et je vais donc leur laisser 2 jours de repos et augmenter les rations en passant à 2 repas par jour.
L'après midi j'ai soigné les petits bobos aux pattes et je me suis occupé des jeunes (puppies de 8 mois) qui sont en pleine éducation même s'ils n'ont encore jamais été attelés. La course approche, la pression monte, plus que jamais il ne faut négliger aucun détail !
J'espère qu'elle ne m'en voudra pas mais je ne peux résister au plaisir de vous donner ici la traduction du récit de Jessie Royer, jeune américaine talentueuse de 28 ans, gagnante de la Grande Odyssée 2005. Elle raconte sur sa page web comment elle a vécu la course. Je voulais lui demander son autorisation pour publier ce texte mais mon message n'a pas du partir car il est resté sans réponse à ce jour ...
(…) Je me suis rendue au Montana en décembre dernier dans les montagnes pour habituer mes chiens au temps plus chaud et ça a payé ! Les chiens ont été extras. (…) J’ai quitté le Montana le 2 janvier et j’ai roulé avec mes chiens jusqu’à Chicago (environ 1500 milles). Le règlement de la course m’autorisait 14 chiens. Ils ont été chargés sur un vol cargo d'Air France vers la France. 5 autres équipes partaient également de Chicago - deux d'Alaska, une du Canada, et deux des 48 inférieurs. C'était un long vol - environ 8 heures. Une fois arrivés nous devions passer la douane. Nous étions à l'aéroport presque 14 heures avant les chiens. J'étais très excitée d’être à Paris mais j'ai dû passer toute la journée à l'aéroport au lieu de voir la ville ! Quand les chiens sont finalement arrivés (ils étaient sur un vol différent), de nombreux médias les attendaient. Les officiels de la course m’ont demandé si je voulais aller me maquiller parce qu'il allait y avoir beaucoup d'appareils photo à l’arrivée des chiens. J'ai ri car je ne porte jamais de maquillage - pourquoi commencer maintenant ? Quoi qu'il en soit il y avait tant d'appareils photo qu'il était difficile d’arriver jusqu’aux chiens. Et les chiens étaient impatients de sortir. Ils étaient restés enfermés pendant presque 20 heures ! Chaque musher a reçu un fourgon spécialement pour transporter les chiens et le matériel. C’était de très chouettes fourgons tout neufs prêtés par un sponsor de la course. Jolie fantaisie!
Le lendemain, nous nous sommes tous mis en route pour Avoriaz à environ 400 milles de distance. C'est de là que commencerait la 1ère étape de la course. Quel endroit ! Avoriaz est une magnifique station de sports d'hiver au sommet des Alpes. La vue était absolument étonnante, le temps parfait avec le ciel bleu tout le temps que nous étions là.
Le lendemain de notre arrivée, il y avait des cérémonies d'ouverture pour présenter tous les mushers. Environ 10 à 15 000 personnes ont accueilli les 18 mushers et leurs chiens venant de 8 pays différents. Il y eu une descente aux flambeaux avec 200 skieurs qui sont descendus jusqu’en bas de la montagne en portant des torches en un long cortège. Ceci a été suivi d'un grand feu d'artifice. C’est sûr, les français savent organiser de grands spectacles !
Le jour suivant il était temps de devenir sérieux et de commencer la course!
À 16h30, les équipages se sont élancés à 2 minutes d’intervalle. Il y avait 30 miles à parcourir jusqu’au premier point de contrôle. Wow ! C'était 30 miles durs. Je savais que les Alpes ne seraient pas faciles mais dès la 1ère étape, j’ai compris pourquoi ! Je peux maintenant dire que j'ai skié dans les Alpes...... avec une équipe de chiens ! Quelques endroits étaient si raides et longs que j'ai pensé que mes poumons allaient éclater pendant que je courais derrière le traîneau. Et une fois le sommet atteint, la descente de l’autre côté était effrayante ! Juste avant le point de contrôle, nous sommes arrivés à un petit village et la piste passait tout droit sur une rue pavée! J'ai eu du mal à tenir les chiens. Je commençais à me demander si j'étais sur la bonne route. J’ai essayé de demander aux habitants si je me trouvais au bon endroit. J'ai rapidement compris quel serait le prochain plus grand obstacle dans la course. Je ne pouvais pas parler français et ils ne pouvaient pas parler anglais. Inutile de dire qu’ils ne me furent d’aucune aide. J'ai continué le long du trottoir et j’ai finalement rejoins une piste balisée. Oui ! J'étais la 1ère au point de contrôle. Il y avait là beaucoup de monde et de la musique forte! J'étais inquiète de savoir si les chiens pourraient se reposer avec tout ce bruit. Heureusement les organisateurs nous ont laissé mettre certains des chiens dans les fourgons. L’étape suivante était de 35 milles et puisque j'étais arrivée la 1ère, je repartais la première au bout de seulement 3 heures de repos et avec seulement quelques chiens frais dans l'équipe (nous pouvions faire tourner des chiens dans cette course). Cette étape devait être plus facile et moins raide. Hum ! Il n’y a rien de plat dans les Alpes ! Avec seulement 8 chiens dans l'équipe j'ai couru beaucoup. Nous avons sans doute gravi tous les sommets qui se trouvaient alentour … Il y avait des endroits où je me suis dit que j’échangerais bien mes chiens pour une équipe de chèvres! Cette course est définitivement l’une des plus techniques de toutes celles auxquelles j’ai pu participer. Nous avons traversé des ponts au dessus de chutes d'eau avec des virages si pointus (180 degrés ou plus) que les chiens pouvaient penser que le traîneau derrière eux avait disparu. Et ces virages en épingles à cheveux étaient sur des pentes si abruptes que si les chiens rataient la boucle, ils se retrouvaient à courir presque sur une falaise. Prendre de tels virage n’était pas tâche aisée avec un traîneau ! C’était la nuit, je devais courir avec ma frontale et tant que j’étais en tête, il n’y avait aucune trace que je puisse suivre. La piste était très peu balisée et j’ai du m’arrêter pour chercher les balises. Après presque 4 heures de course nous avons finalement atteint le point de contrôle.... très fatigués. Le programme de course prévoyait que nous repartions seulement 3 heures après. Aucune des autres équipes n'était arrivée. C’est seulement presque 1 heure après moi que l’équipe suivante est arrivée. Les officiels ont décidé de stopper la course. Il devenait évident que le programme qu'ils avaient projeté pour nous n'étaient pas réalisable. Environ 5 des 18 équipes se sont perdues sur le parcours en raison du manque de balises. Les temps de cette étape ont finalement été annulés en raison des mushers perdus. J'ai été très déçue car j'avais travaillé très dur pour trouver le parcours et j’avais réussi à le suivre. Je pense que trouver et rester sur le parcours fait partie de la course. J’avais pris beaucoup d’avance sur le second mais cet avantage a été perdu en raison de cette étape annulée.
En raison du manque de neige, la dernière partie de cette première manche a aussi du être annulée. Cette partie était réputée plus dure que ce que nous avions déjà fait. Non merci ! Si c’était plus dur, je ne voulais pas voir ça. Les organisateurs ont dû réorganiser et repenser la course en fonction des conditions météo. Le jour suivant nous avons couru une étape très courte de seulement 4 milles. Elle était toute en montée sur une piste très glacée. Nous pouvions monter mais pas descendre. La solution? Aucun problème –chargez simplement les chiens dans une cabine pour redescendre ! C'était intéressant. Nos handlers nous attendaient en haut et nous avons chacun pris 3 chiens dans une cabine pour redescendre. Ces chiens allaient beaucoup voyager jusqu’à la fin de la course.
Après ça, nous avons couru 3 étapes supplémentaires sur les mêmes pistes que celles que nous avions déjà parcourues avec quelques nouveautés. Lors de la 5ème étape, la course est passée dans un endroit incroyable! Je n'aurais jamais pensé qu’il était possible de faire passer une équipe de chiens par là ! Je souhaitais définitivement courir avec une équipe de chèvres à ce moment là. Mon team de 8 chiens a fait du super boulot. Après beaucoup d’efforts, nous avons fini par atteindre le sommet. A ce moment là mon traîneau montait toujours tandis que mes chiens commençaient à disparaître de l’autre côté. Oh boy ! Lorsque j’ai volé au dessus du sommet, mon pied s’est pris sous le tapis de frein et ma jambe traînait sous le traîneau tandis que nous dévalions cette pente très raide. J’ai finalement réussi à arrêter l’attelage et à remonter sur le traîneau sans trop d’ennuis. Ensuite il a fallu s’accrocher jusqu’en bas ! Là toutes les équipes ont dû s'arrêter pour environ une heure et demi jusqu'à l’arrêt des remontées mécaniques. Qu’est ce que tout cela pouvait bien signifier ? La dernière moitié de la 5ème étape était sur des descentes de ski. Je me suis dis que c'était une course de traîneau pas une descente de ski ! Finalement je préférais grimper vers les sommets que dévaler vers les vallées car là au moins je ne me disais pas que j’allais mourir avant la fin.
La 6ème étape était la dernière de la 1ère manche. C'était une étape courte qui finissait dans la station de ski d’Avoriaz. C'était un beau jour dehors, ciel bleu, peut-être un peu trop chaud mais vous ne pouviez pas rêver une meilleure fin surtout avec tous ces sommets impressionnants nous entourant tandis que nous franchissions la ligne d'arrivée. Pendant cette première moitié nous avons traversé plusieurs stations de sports d'hiver dont quelques unes en Suisse. Je me suis sentie très chanceuse d’avoir été invitée à participer à cette course. Quelle belle course. En plus j’étais toujours en tête après 6 étapes et presque 150 milles et mes chiens travaillaient vraiment bien. Ils étaient si forts en côte que pas une équipe dans la course ne pouvait les atteindre. Nous avons passé toutes les équipes dans les montagnes. Je dois dire que j'ai vraiment aimé ce sentiment de puissance! Puissance des chiens bien sûr ! Même après toutes ces étapes, mes chiens semblaient n’avoir encore rien fait. Un journaliste m’a demandé après la première moitié si je pensais que je pourrais tenir le rythme et ce que je souhaitais dire aux autres participants qui essayaient de me rattraper ? Ma réponse ? Bonne chance, ils vont en avoir besoin !
J'ai repris cette semaine une vieille technique d'entraînement plus "confortable" car la fatigue commence à se faire sentir entre les journées de travail soutenues et les entraînements qui s'allongent le soir sous la pluie.
Je vous montre donc une petite photo de mes entraînements de cette semaine avec 16 chiens attelés en une seule ligne à mon 4x4 Santana ! Avec 16 chiens, je ne fais qu'une seule boucle au lieu de 2, je suis à l'abri et je peux espérer être au lit vers minuit après avoir distribué les repas et rempli d'eau toutes les gamelles !
Les yeux des chiens brillent comme des petits phares et les 2 gros yeux jaunes derrière sont ceux du santana !
L'entraînement a été intensif car en plus des kilomètres parcourus, il y a aussi le poids à tracter et la dénivelée à grimper ! ... 100Km ça peut paraître peu mais avec les conditions d'entraînement, je peux dire que les chiens ont bien travaillé !
Mon potentiel à l'entraînement est de 18 chiens. Depuis le 15 août, je fais 2 attelages de 9 chiens. J'ai commencé avec des distances faibles au début (3km), puis j'augmente progressivement. Depuis 1 semaine que les températures veulent bien être plus ou moins de saison, les attelages parcourent 20Km 5 fois par semaine. J'ai enregistré la première gelée de la saison dimanche dernier (06/11) à 800m d'altitude.
Pendant l'entraînement, je profite d'1 pause au bout de 400m de dénivelée pour hydrater les chiens grâce à un bidon de 10L d'eau tiède que je transporte sur le quad. Pendant qu'ils boivent, je vérifie l'état des pieds. Quelques coussinets peuvent se blesser ou se couper sur les cailloux. Dans ce cas, je mets une bottine de protection. Il s'agit d'un petit "sac" de toile épaisse qui enveloppe le pied et se scratche autour de la patte.
Cette semaine intensive m'a permis de faire déjà une première sélection des chiens et d'identifier les moins résistants car sur La Grande Odyssée, il n'y a que 14 chiens au départ. Il est très difficile de prendre une décision car tous ont envie de courrir et de faire partie de la course.
J'ai accordé 2 jours de repos aux chiens dimanche et lundi et nous avons repris l'entraînement depuis mardi.
Hier soir à 19h sur Arte, un long reportage de presque 1 heure a été diffusé sur un musher allemand, Mikaël Tetzner. Je ne le connais pas mais j'ai pris un grand plaisir à suivre ses tribulations et son parcours du combattant pour vivre à 100% sa passion pour le traîneau.
Le reportage montre la vie avec les chiens, l'organisation nécessaire, le matériel, les joies et les soucis, les entraînements, les courses ... d'une manière assez complète.
Pour ceux que ca interresse, il doit être rediffusé le mardi 1er novembre, jour de la Toussaint à 18h15 : à ne pas rater !
HANSKY DES LOUPS DE KIEV, mon premier chien, mon Siberian Husky nous a quitté des suites d'une insuffisance cardiaque.
Je lui dois ma vocation, je lui dois mes premiers plaisirs de musher, en VTT, en skis de fond, en luge, ma 1ère course de traineau ... je lui dois d'avoir eu le déclic pour ce sport et si je suis passionné aujourd'hui, si je suis parti en Alaska, si je continue chaque jour à vivre cette passion, c'est grâce à lui.
Il était né le 26 juillet 92 de VELLUM DU LICHEN BLEU et ARROW DU LICHEN BLEU. Je lui rend ici hommage et je ne l'oublierai pas.
Le week end a été très doux et très ensoleillé.
J'ai entraîné samedi soir de 21h à 23h et dimanche matin de 7h à 9h : 8h petites heures de récupération entre les 2 entraînements, c'est un bon entraînement puisque ça se rapproche des conditions de course.
Les chiens ont eu un peu chaud parce que les températures sont bien remontées. J'ai donc passé la journée de dimanche aux petits soins : graissage des 76 pattes de tous les chiens avec de la graisse à l'huile de laurier commercialisée pour les sabots des chevaux et qui a pour fonction de nourrir et de renforcer à la fois (il y a quelques coussinets fragiles !) et vermifugation pour tout le monde.
Aujourd'hui repos et demain on recommence !
Il ne reste que 3 mois avant la Grande Odyssée qui débute le 8 janvier. La pression monte. 3 mois c'est très peu, c'est rien du tout ! Je n'ai pas droit à l'erreur !
En ce moment, on est à 14km par team de 9 chiens en alternant 2 jours de travail puis 1 jour de repos. Les chiens sont en pleine forme. Yves est venu les voir mercredi pour ajuster les rations et me donner quelques conseils.
J'ai repris les entrainements le soir car avec l'arrivée du froid depuis dimanche les réveils matinaux sont difficiles ! Le compte à rebours a commencé et dans ma tête je suis presque déjà dans la course ! 3 mois de travail encore : il va me falloir des encouragements et je compte sur vous !
Ce dimanche 19 septembre, j'ai participé avec tous les chiens à la journée organisée par Yves BIENES autour de la course d'endurance équestre de Fonclaire.
Les 130 chevaux et leurs cavaliers devaient parcourir une distance de 20, 30, 40, 60 ou 90km et mes chiens et moi les attendions à l'arrivée pour leur faire découvrir une autre activité proche de la nature et des animaux sur le stand BABIN de mon partenaire CODICO.
J'ai préparé successivement 2 attelages de 10 chiens et le M. le maire puis tous les enfants volontaires m'ont accompagné sur le quad pour faire le tour des champs environnants.
Cette journée fraîche et ensoleillée m'a permis de faire découvrir les chiens à un large public. J'ai répondu à de très nombreuses questions des enfants et rencontré un public sympathique et intéressé.
Ce fut aussi un bon exercice pour les chiens confrontés à la foule, au bruit, au micro ... comme dans les conditions de course. Pour les puppies de 5 mois ce fut aussi l'occasion d'un premier voyage en camion et pour moi une occasion de passer en revue tout mon matériel avant de démarrer la saison.
Parallèlement les entraînements continuent et avec le thermomètre qui baisse, ils peuvent enfin s'allonger et je suis pour le mment très satisfait du travail des chiens. Affaire à suivre !
Depuis 1 semaine je dispose d'un nouvel outil pour m'aider à optimiser les entraînements : mon GPS "MAGELLAN SportTRAK Map". Ce formidable outil me permet de me connecter à au moins 3 sattellites pour suivre en temps réel ma position, la vitesse de l'attelage, la dénivelée, les temps de parcours, les distances et bien d'autres informations encore !
J'apprends progressivement toutes les manipulations de l'appareil : pas facile au début mais je m'en sors et je pense que c'est un excellent investissement !
La prochaine étape : enregistrer tous les paramètres dans un fichier Excel et élaborer un programme d'entraînement adapté au progrès des chiens et à mes objectifs.
L'image sur l'écran montre mon parcours d'hier : 13.2km pour une dénivelée positive de 335m (altitude 757m au sommet pour 422m au départ). Cet outil devrait m'aider aussi lorsque je passerai du quad au traîneau car le traîneau n'a pas de compteur kilométrique. Je pourrai ainsi connaître les distances exactes parcourues à l'entraînement mais également en course. En effet, sur les courses de longue distance, la notion de distance devient vite difficile à évaluer et je devrais pouvoir à terme mieux gérer les efforts des chiens sur les longues étapes et gagner ainsi de précieuses minutes !
Lors de la Finnmarkslopet, course de 500Km en Norvège j'ai été très géné par la difficulté à appréhender les distances : le temps me semblait interminable et il est très difficile par -10°C avec 60Km/h de vent glacé, d'ouvrir une carte IGN et de localiser sa position sans aucune indication car tout autour de soi est uniformément blanc.
Je devrais pouvoir rapidement vous informer de mes progrès en matière de technologie de pointe. En attendant les températures continuent de baisser et les entraînements de s'allonger et tout va bien.
En ce lundi se termine ma semaine de congés bien méritée. Je n'avais pas encore vraiment levé le pied depuis la pirena en janvier dernier et ce petit break fut le bienvenu.
J'ai entraîné tous les matins entre 7h et 9h par 2 team de 9 chiens et les températures relativement fraîches m'ont permis de passer progressivement à 10Km. Un peu dur pour les yearling (les jeunes) : Zoé, Bill, Sherlock et Joe qui vivent leur première saison d'entraînement intensif. J'ai donc décidé de leur accorder 3 jours de repos, de les confier aux bons soins de Dorian et de partir de mon côté savourer les joies de la montagne en automne : via ferrata des escaldes en Andorre avec Lluc un super guide catalan (pour le contacter : vdc@andorra.ad); sensations fortes et plaisir au rendez vous ! Puis rando au pied du Carlit vers les Bouillouses. Là aussi des paysages superbes et une sympathique rencontre à la veillée avec des niortais passionnés de montagne et de Pyrénnées.
Un sympathique week end et reprise de l'entraînement sur les chapeaux de roues à 5h ce matin avec les chiens et avant la reprise du travail ! Pas de repos pour les braves !
Voici Yves, mon "coach nutritionnel" et vétérinaire ! Depuis que nous testons et améliorons ensembles les croquettes de la gamme TONIVET, exclusivité vétérinaire, il est devenu "fou" de chiens de traîneau.
Il est aussi éleveur de superbes purs-sangs arabes, collectionneur de poules et autres oiseaux de basse cours et il soigne chez lui une centaine d'animaux pour le seul plaisir des yeux. Yves ne fait jamais les choses à moitié et c'est pour cela que tant de gens l'aiment dans la région et au delà !
Yves suit mes chiens depuis des années et il est devenu aussi un fan de traineau. Il vient souvent m'encourager sur les courses avec toute sa famille et je les en remercie très sincèrement et très chaleureusement. Leur soutien m'est très précieux et je suis très heureux de les compter parmi mes amis.
Pour en savoir plus :
http://www.gite-fonclaire.com
http://www.leshautsdelamole.com/
Chaque année, nous utilisons la tirelire à bottines pour les dépenses directement liées aux courses. Un excellent moyen pour vous de participer à la vie du chenil de Jean Philippe ! Cliquez simplement sur le dessin et suivez les instructions sécurisées de Paypal !
| Septembre 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | |||||||
|
||||||||||
Et vous ?!