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J'espère qu'elle ne m'en voudra pas mais je ne peux résister au plaisir de vous donner ici la traduction du récit de Jessie Royer, jeune américaine talentueuse de 28 ans, gagnante de la Grande Odyssée 2005. Elle raconte sur sa page web comment elle a vécu la course. Je voulais lui demander son autorisation pour publier ce texte mais mon message n'a pas du partir car il est resté sans réponse à ce jour ...
(…) Je me suis rendue au Montana en décembre dernier dans les montagnes pour habituer mes chiens au temps plus chaud et ça a payé ! Les chiens ont été extras. (…) J’ai quitté le Montana le 2 janvier et j’ai roulé avec mes chiens jusqu’à Chicago (environ 1500 milles). Le règlement de la course m’autorisait 14 chiens. Ils ont été chargés sur un vol cargo d'Air France vers la France. 5 autres équipes partaient également de Chicago - deux d'Alaska, une du Canada, et deux des 48 inférieurs. C'était un long vol - environ 8 heures. Une fois arrivés nous devions passer la douane. Nous étions à l'aéroport presque 14 heures avant les chiens. J'étais très excitée d’être à Paris mais j'ai dû passer toute la journée à l'aéroport au lieu de voir la ville ! Quand les chiens sont finalement arrivés (ils étaient sur un vol différent), de nombreux médias les attendaient. Les officiels de la course m’ont demandé si je voulais aller me maquiller parce qu'il allait y avoir beaucoup d'appareils photo à l’arrivée des chiens. J'ai ri car je ne porte jamais de maquillage - pourquoi commencer maintenant ? Quoi qu'il en soit il y avait tant d'appareils photo qu'il était difficile d’arriver jusqu’aux chiens. Et les chiens étaient impatients de sortir. Ils étaient restés enfermés pendant presque 20 heures ! Chaque musher a reçu un fourgon spécialement pour transporter les chiens et le matériel. C’était de très chouettes fourgons tout neufs prêtés par un sponsor de la course. Jolie fantaisie!
Le lendemain, nous nous sommes tous mis en route pour Avoriaz à environ 400 milles de distance. C'est de là que commencerait la 1ère étape de la course. Quel endroit ! Avoriaz est une magnifique station de sports d'hiver au sommet des Alpes. La vue était absolument étonnante, le temps parfait avec le ciel bleu tout le temps que nous étions là.
Le lendemain de notre arrivée, il y avait des cérémonies d'ouverture pour présenter tous les mushers. Environ 10 à 15 000 personnes ont accueilli les 18 mushers et leurs chiens venant de 8 pays différents. Il y eu une descente aux flambeaux avec 200 skieurs qui sont descendus jusqu’en bas de la montagne en portant des torches en un long cortège. Ceci a été suivi d'un grand feu d'artifice. C’est sûr, les français savent organiser de grands spectacles !
Le jour suivant il était temps de devenir sérieux et de commencer la course!
À 16h30, les équipages se sont élancés à 2 minutes d’intervalle. Il y avait 30 miles à parcourir jusqu’au premier point de contrôle. Wow ! C'était 30 miles durs. Je savais que les Alpes ne seraient pas faciles mais dès la 1ère étape, j’ai compris pourquoi ! Je peux maintenant dire que j'ai skié dans les Alpes...... avec une équipe de chiens ! Quelques endroits étaient si raides et longs que j'ai pensé que mes poumons allaient éclater pendant que je courais derrière le traîneau. Et une fois le sommet atteint, la descente de l’autre côté était effrayante ! Juste avant le point de contrôle, nous sommes arrivés à un petit village et la piste passait tout droit sur une rue pavée! J'ai eu du mal à tenir les chiens. Je commençais à me demander si j'étais sur la bonne route. J’ai essayé de demander aux habitants si je me trouvais au bon endroit. J'ai rapidement compris quel serait le prochain plus grand obstacle dans la course. Je ne pouvais pas parler français et ils ne pouvaient pas parler anglais. Inutile de dire qu’ils ne me furent d’aucune aide. J'ai continué le long du trottoir et j’ai finalement rejoins une piste balisée. Oui ! J'étais la 1ère au point de contrôle. Il y avait là beaucoup de monde et de la musique forte! J'étais inquiète de savoir si les chiens pourraient se reposer avec tout ce bruit. Heureusement les organisateurs nous ont laissé mettre certains des chiens dans les fourgons. L’étape suivante était de 35 milles et puisque j'étais arrivée la 1ère, je repartais la première au bout de seulement 3 heures de repos et avec seulement quelques chiens frais dans l'équipe (nous pouvions faire tourner des chiens dans cette course). Cette étape devait être plus facile et moins raide. Hum ! Il n’y a rien de plat dans les Alpes ! Avec seulement 8 chiens dans l'équipe j'ai couru beaucoup. Nous avons sans doute gravi tous les sommets qui se trouvaient alentour … Il y avait des endroits où je me suis dit que j’échangerais bien mes chiens pour une équipe de chèvres! Cette course est définitivement l’une des plus techniques de toutes celles auxquelles j’ai pu participer. Nous avons traversé des ponts au dessus de chutes d'eau avec des virages si pointus (180 degrés ou plus) que les chiens pouvaient penser que le traîneau derrière eux avait disparu. Et ces virages en épingles à cheveux étaient sur des pentes si abruptes que si les chiens rataient la boucle, ils se retrouvaient à courir presque sur une falaise. Prendre de tels virage n’était pas tâche aisée avec un traîneau ! C’était la nuit, je devais courir avec ma frontale et tant que j’étais en tête, il n’y avait aucune trace que je puisse suivre. La piste était très peu balisée et j’ai du m’arrêter pour chercher les balises. Après presque 4 heures de course nous avons finalement atteint le point de contrôle.... très fatigués. Le programme de course prévoyait que nous repartions seulement 3 heures après. Aucune des autres équipes n'était arrivée. C’est seulement presque 1 heure après moi que l’équipe suivante est arrivée. Les officiels ont décidé de stopper la course. Il devenait évident que le programme qu'ils avaient projeté pour nous n'étaient pas réalisable. Environ 5 des 18 équipes se sont perdues sur le parcours en raison du manque de balises. Les temps de cette étape ont finalement été annulés en raison des mushers perdus. J'ai été très déçue car j'avais travaillé très dur pour trouver le parcours et j’avais réussi à le suivre. Je pense que trouver et rester sur le parcours fait partie de la course. J’avais pris beaucoup d’avance sur le second mais cet avantage a été perdu en raison de cette étape annulée.
En raison du manque de neige, la dernière partie de cette première manche a aussi du être annulée. Cette partie était réputée plus dure que ce que nous avions déjà fait. Non merci ! Si c’était plus dur, je ne voulais pas voir ça. Les organisateurs ont dû réorganiser et repenser la course en fonction des conditions météo. Le jour suivant nous avons couru une étape très courte de seulement 4 milles. Elle était toute en montée sur une piste très glacée. Nous pouvions monter mais pas descendre. La solution? Aucun problème –chargez simplement les chiens dans une cabine pour redescendre ! C'était intéressant. Nos handlers nous attendaient en haut et nous avons chacun pris 3 chiens dans une cabine pour redescendre. Ces chiens allaient beaucoup voyager jusqu’à la fin de la course.
Après ça, nous avons couru 3 étapes supplémentaires sur les mêmes pistes que celles que nous avions déjà parcourues avec quelques nouveautés. Lors de la 5ème étape, la course est passée dans un endroit incroyable! Je n'aurais jamais pensé qu’il était possible de faire passer une équipe de chiens par là ! Je souhaitais définitivement courir avec une équipe de chèvres à ce moment là. Mon team de 8 chiens a fait du super boulot. Après beaucoup d’efforts, nous avons fini par atteindre le sommet. A ce moment là mon traîneau montait toujours tandis que mes chiens commençaient à disparaître de l’autre côté. Oh boy ! Lorsque j’ai volé au dessus du sommet, mon pied s’est pris sous le tapis de frein et ma jambe traînait sous le traîneau tandis que nous dévalions cette pente très raide. J’ai finalement réussi à arrêter l’attelage et à remonter sur le traîneau sans trop d’ennuis. Ensuite il a fallu s’accrocher jusqu’en bas ! Là toutes les équipes ont dû s'arrêter pour environ une heure et demi jusqu'à l’arrêt des remontées mécaniques. Qu’est ce que tout cela pouvait bien signifier ? La dernière moitié de la 5ème étape était sur des descentes de ski. Je me suis dis que c'était une course de traîneau pas une descente de ski ! Finalement je préférais grimper vers les sommets que dévaler vers les vallées car là au moins je ne me disais pas que j’allais mourir avant la fin.
La 6ème étape était la dernière de la 1ère manche. C'était une étape courte qui finissait dans la station de ski d’Avoriaz. C'était un beau jour dehors, ciel bleu, peut-être un peu trop chaud mais vous ne pouviez pas rêver une meilleure fin surtout avec tous ces sommets impressionnants nous entourant tandis que nous franchissions la ligne d'arrivée. Pendant cette première moitié nous avons traversé plusieurs stations de sports d'hiver dont quelques unes en Suisse. Je me suis sentie très chanceuse d’avoir été invitée à participer à cette course. Quelle belle course. En plus j’étais toujours en tête après 6 étapes et presque 150 milles et mes chiens travaillaient vraiment bien. Ils étaient si forts en côte que pas une équipe dans la course ne pouvait les atteindre. Nous avons passé toutes les équipes dans les montagnes. Je dois dire que j'ai vraiment aimé ce sentiment de puissance! Puissance des chiens bien sûr ! Même après toutes ces étapes, mes chiens semblaient n’avoir encore rien fait. Un journaliste m’a demandé après la première moitié si je pensais que je pourrais tenir le rythme et ce que je souhaitais dire aux autres participants qui essayaient de me rattraper ? Ma réponse ? Bonne chance, ils vont en avoir besoin !
J'ai repris cette semaine une vieille technique d'entraînement plus "confortable" car la fatigue commence à se faire sentir entre les journées de travail soutenues et les entraînements qui s'allongent le soir sous la pluie.
Je vous montre donc une petite photo de mes entraînements de cette semaine avec 16 chiens attelés en une seule ligne à mon 4x4 Santana ! Avec 16 chiens, je ne fais qu'une seule boucle au lieu de 2, je suis à l'abri et je peux espérer être au lit vers minuit après avoir distribué les repas et rempli d'eau toutes les gamelles !
Les yeux des chiens brillent comme des petits phares et les 2 gros yeux jaunes derrière sont ceux du santana !
L'entraînement a été intensif car en plus des kilomètres parcourus, il y a aussi le poids à tracter et la dénivelée à grimper ! ... 100Km ça peut paraître peu mais avec les conditions d'entraînement, je peux dire que les chiens ont bien travaillé !
Mon potentiel à l'entraînement est de 18 chiens. Depuis le 15 août, je fais 2 attelages de 9 chiens. J'ai commencé avec des distances faibles au début (3km), puis j'augmente progressivement. Depuis 1 semaine que les températures veulent bien être plus ou moins de saison, les attelages parcourent 20Km 5 fois par semaine. J'ai enregistré la première gelée de la saison dimanche dernier (06/11) à 800m d'altitude.
Pendant l'entraînement, je profite d'1 pause au bout de 400m de dénivelée pour hydrater les chiens grâce à un bidon de 10L d'eau tiède que je transporte sur le quad. Pendant qu'ils boivent, je vérifie l'état des pieds. Quelques coussinets peuvent se blesser ou se couper sur les cailloux. Dans ce cas, je mets une bottine de protection. Il s'agit d'un petit "sac" de toile épaisse qui enveloppe le pied et se scratche autour de la patte.
Cette semaine intensive m'a permis de faire déjà une première sélection des chiens et d'identifier les moins résistants car sur La Grande Odyssée, il n'y a que 14 chiens au départ. Il est très difficile de prendre une décision car tous ont envie de courrir et de faire partie de la course.
J'ai accordé 2 jours de repos aux chiens dimanche et lundi et nous avons repris l'entraînement depuis mardi.
Hier soir à 19h sur Arte, un long reportage de presque 1 heure a été diffusé sur un musher allemand, Mikaël Tetzner. Je ne le connais pas mais j'ai pris un grand plaisir à suivre ses tribulations et son parcours du combattant pour vivre à 100% sa passion pour le traîneau.
Le reportage montre la vie avec les chiens, l'organisation nécessaire, le matériel, les joies et les soucis, les entraînements, les courses ... d'une manière assez complète.
Pour ceux que ca interresse, il doit être rediffusé le mardi 1er novembre, jour de la Toussaint à 18h15 : à ne pas rater !
HANSKY DES LOUPS DE KIEV, mon premier chien, mon Siberian Husky nous a quitté des suites d'une insuffisance cardiaque.
Je lui dois ma vocation, je lui dois mes premiers plaisirs de musher, en VTT, en skis de fond, en luge, ma 1ère course de traineau ... je lui dois d'avoir eu le déclic pour ce sport et si je suis passionné aujourd'hui, si je suis parti en Alaska, si je continue chaque jour à vivre cette passion, c'est grâce à lui.
Il était né le 26 juillet 92 de VELLUM DU LICHEN BLEU et ARROW DU LICHEN BLEU. Je lui rend ici hommage et je ne l'oublierai pas.
Le week end a été très doux et très ensoleillé.
J'ai entraîné samedi soir de 21h à 23h et dimanche matin de 7h à 9h : 8h petites heures de récupération entre les 2 entraînements, c'est un bon entraînement puisque ça se rapproche des conditions de course.
Les chiens ont eu un peu chaud parce que les températures sont bien remontées. J'ai donc passé la journée de dimanche aux petits soins : graissage des 76 pattes de tous les chiens avec de la graisse à l'huile de laurier commercialisée pour les sabots des chevaux et qui a pour fonction de nourrir et de renforcer à la fois (il y a quelques coussinets fragiles !) et vermifugation pour tout le monde.
Aujourd'hui repos et demain on recommence !
Il ne reste que 3 mois avant la Grande Odyssée qui débute le 8 janvier. La pression monte. 3 mois c'est très peu, c'est rien du tout ! Je n'ai pas droit à l'erreur !
En ce moment, on est à 14km par team de 9 chiens en alternant 2 jours de travail puis 1 jour de repos. Les chiens sont en pleine forme. Yves est venu les voir mercredi pour ajuster les rations et me donner quelques conseils.
J'ai repris les entrainements le soir car avec l'arrivée du froid depuis dimanche les réveils matinaux sont difficiles ! Le compte à rebours a commencé et dans ma tête je suis presque déjà dans la course ! 3 mois de travail encore : il va me falloir des encouragements et je compte sur vous !
Ce dimanche 19 septembre, j'ai participé avec tous les chiens à la journée organisée par Yves BIENES autour de la course d'endurance équestre de Fonclaire.
Les 130 chevaux et leurs cavaliers devaient parcourir une distance de 20, 30, 40, 60 ou 90km et mes chiens et moi les attendions à l'arrivée pour leur faire découvrir une autre activité proche de la nature et des animaux sur le stand BABIN de mon partenaire CODICO.
J'ai préparé successivement 2 attelages de 10 chiens et le M. le maire puis tous les enfants volontaires m'ont accompagné sur le quad pour faire le tour des champs environnants.
Cette journée fraîche et ensoleillée m'a permis de faire découvrir les chiens à un large public. J'ai répondu à de très nombreuses questions des enfants et rencontré un public sympathique et intéressé.
Ce fut aussi un bon exercice pour les chiens confrontés à la foule, au bruit, au micro ... comme dans les conditions de course. Pour les puppies de 5 mois ce fut aussi l'occasion d'un premier voyage en camion et pour moi une occasion de passer en revue tout mon matériel avant de démarrer la saison.
Parallèlement les entraînements continuent et avec le thermomètre qui baisse, ils peuvent enfin s'allonger et je suis pour le mment très satisfait du travail des chiens. Affaire à suivre !
Depuis 1 semaine je dispose d'un nouvel outil pour m'aider à optimiser les entraînements : mon GPS "MAGELLAN SportTRAK Map". Ce formidable outil me permet de me connecter à au moins 3 sattellites pour suivre en temps réel ma position, la vitesse de l'attelage, la dénivelée, les temps de parcours, les distances et bien d'autres informations encore !
J'apprends progressivement toutes les manipulations de l'appareil : pas facile au début mais je m'en sors et je pense que c'est un excellent investissement !
La prochaine étape : enregistrer tous les paramètres dans un fichier Excel et élaborer un programme d'entraînement adapté au progrès des chiens et à mes objectifs.
L'image sur l'écran montre mon parcours d'hier : 13.2km pour une dénivelée positive de 335m (altitude 757m au sommet pour 422m au départ). Cet outil devrait m'aider aussi lorsque je passerai du quad au traîneau car le traîneau n'a pas de compteur kilométrique. Je pourrai ainsi connaître les distances exactes parcourues à l'entraînement mais également en course. En effet, sur les courses de longue distance, la notion de distance devient vite difficile à évaluer et je devrais pouvoir à terme mieux gérer les efforts des chiens sur les longues étapes et gagner ainsi de précieuses minutes !
Lors de la Finnmarkslopet, course de 500Km en Norvège j'ai été très géné par la difficulté à appréhender les distances : le temps me semblait interminable et il est très difficile par -10°C avec 60Km/h de vent glacé, d'ouvrir une carte IGN et de localiser sa position sans aucune indication car tout autour de soi est uniformément blanc.
Je devrais pouvoir rapidement vous informer de mes progrès en matière de technologie de pointe. En attendant les températures continuent de baisser et les entraînements de s'allonger et tout va bien.
En ce lundi se termine ma semaine de congés bien méritée. Je n'avais pas encore vraiment levé le pied depuis la pirena en janvier dernier et ce petit break fut le bienvenu.
J'ai entraîné tous les matins entre 7h et 9h par 2 team de 9 chiens et les températures relativement fraîches m'ont permis de passer progressivement à 10Km. Un peu dur pour les yearling (les jeunes) : Zoé, Bill, Sherlock et Joe qui vivent leur première saison d'entraînement intensif. J'ai donc décidé de leur accorder 3 jours de repos, de les confier aux bons soins de Dorian et de partir de mon côté savourer les joies de la montagne en automne : via ferrata des escaldes en Andorre avec Lluc un super guide catalan (pour le contacter : vdc@andorra.ad); sensations fortes et plaisir au rendez vous ! Puis rando au pied du Carlit vers les Bouillouses. Là aussi des paysages superbes et une sympathique rencontre à la veillée avec des niortais passionnés de montagne et de Pyrénnées.
Un sympathique week end et reprise de l'entraînement sur les chapeaux de roues à 5h ce matin avec les chiens et avant la reprise du travail ! Pas de repos pour les braves !
Voici Yves, mon "coach nutritionnel" et vétérinaire ! Depuis que nous testons et améliorons ensembles les croquettes de la gamme TONIVET, exclusivité vétérinaire, il est devenu "fou" de chiens de traîneau.
Il est aussi éleveur de superbes purs-sangs arabes, collectionneur de poules et autres oiseaux de basse cours et il soigne chez lui une centaine d'animaux pour le seul plaisir des yeux. Yves ne fait jamais les choses à moitié et c'est pour cela que tant de gens l'aiment dans la région et au delà !
Yves suit mes chiens depuis des années et il est devenu aussi un fan de traineau. Il vient souvent m'encourager sur les courses avec toute sa famille et je les en remercie très sincèrement et très chaleureusement. Leur soutien m'est très précieux et je suis très heureux de les compter parmi mes amis.
Pour en savoir plus :
http://www.gite-fonclaire.com
http://www.leshautsdelamole.com/
L'attelage se compose de 2 chiens minimum en compétition.
En dessous (1 ou 2 chiens), il est possible de pratiquer sur neige le skijoring (ski de fond tiré par les chiens, sensations fortes garanties !) ou la pulka (ski de fond + pulka=sorte de luge destinée au transport des bagages).
Les catégories sont en général les suivantes :
- 4 chiens
- 6 chiens
- 8 chiens
- Illimité : en général 10 à 14 chiens, rarement au delà car alors la longueur de l'attelage devient un lourd handicap dans les virages serrés et il y a un risque d'emmêler. Plus il y a de chiens, plus la maîtrise de l'attelage devient technique. C'est ma configuration favorite ! La puissance n'est rien sans la maîtrise !
Les positions dans l'attelage sont bien déterminées en fonction du caractère et des aptitudes de chaque chien :
Les leader sont les chiens les plus obéissants. Ils ont le respect du reste de l'équipe et un mental à toute épreuve. Ce sont eux qui indiquent la direction et donnent l'impulsion à l'attelage. Ils ont un lien très fort avec le musher (moi !). Mes leader sont Eyes et Phelps - 2 superbes mâles ramenés d'Alaska que je vous présenterai- Sade - qui vient également de là bas - et sa fille Ruby née en France.
Les Swing dog sont juste derrière les leaders. Ils jouent un peu le même rôle. Ils mettent en plus la pression sur les leader.
Viennent ensuite tous les Team dogs, les équipiers. Ils sont généralement placés 2 par 2 en fonction de leurs affinités.
Enfin, les wheal dog, les chiens les plus costauds ! Ils ont un rôle fondamental dans la traction et ils doivent avoir les reins solides. Bien sûr, tout bon musher garde sa ligne toujours bien tendue pour ne pas mettre de contrainte sur les chiens et travailler en continu et dans la fluidité mais il y a toujours le poids du traineau à tirer. Tout ca est affaire de technique et devrait faire l'objet d'un prochain article !
Espérant vous avoir intéressé, je vous dis "à bientôt" dans un prochain article !
Ca y est !
J'ai confirmation de mon inscription à La Grande Odyssée 2006 qui aura lieu début janvier prochain !
Je colle ci dessous la liste de tous les participants (http://www.grandeodyssee.com/index.php?option=com_content&task=view&id=218&Itemid=232). L'entraînement commence tout doucement mais il me tarde déjà d'y être !
| Kurt PICHLER |
Male |
Austria |
| Mickael SALVISBERG |
Male |
Canada |
| Caroline MORIN |
Female |
Canada (Quebec) |
| Nicholas FARNON AKERS |
Male |
England |
| Joni Elomaa |
Male |
Finland |
| Benoit BAR |
Male |
France |
| Daniel JUILLAGUET |
Male |
France |
| Isabelle TRAVADON |
Female |
France |
| Jean Marc TATU |
Male |
France |
| Jean Philippe PONTIER |
Male |
France |
| Jacque PHILIP |
Male |
France/Alaska |
| Magali PHILIP |
Female |
France/Alaska |
| Florian BACHMAN |
Male |
Germany |
| Thomas HOFFMAN |
Male |
Germany |
| Daniele RAO |
Male |
Italy |
| Giancardo CATTANEO |
Male |
Italy |
| Migkel Angel MARTINEZ |
Male |
Italy |
| Peter KARLSON |
Male |
Sweden |
| Emil INAUEN |
Male |
Swiss |
| Pierre Antoine HERITIER |
Male |
Swiss |
| Gwen HOLDMANN |
Female |
USA / Alaska |
| Ken ANDERSON |
Male |
USA / Alaska |
| Jessy ROYER |
Female |
USA / Alaska |
| Frank TEASLEY |
Male |
USA / Wyioming |
| Tasha STIELSTRA |
Female |
USA / Michigan |
| Tium HUNT |
Male |
USA / Michigan |
Eyes a 6 ans. C'est un mâle, un leader fougeux. Je l'ai ramené d'Alaska alors qu'il était puppy (chiot).
Nous avons partagé beaucoup de choses et il y a entre lui et moi une énorme complicité. Je compte beaucoup sur lui pour la saison à venir et je lui dédie ce premier article de présentation des chiens.
Le traîneau est un sport de glisse avec les sensations fortes que ça comporte mais c'est aussi un sport nature, qui respecte l'environnement et un sport de contact avec les chiens dans lequel la complicité et le travail ensemble sont primordiaux. Il faut beaucoup de préparation physique pour soi et pour les chiens.
Les entraînements vont bientôt commencer dès que la température aura un peu chuté, à la fin du mois d'août, dans la forêt, en attelant les chiens à un quad. On commence avec des distances courtes puis on allonge progressivement.
Les chiens sont comme des athlètes. Il faut leur faire un programme d'entrainement, de récupération, de la préparation mentale, suivre les petits bobos, encourager ceux qui se démotivent,
bien sûr, il y a le suivi nutritionnel, très important et très bien suivi en collaboration avec toute l'équipe TONIVET !
Pour le musher (moi !) c'est idem : footing, vélo, natation, ski nautique ... sieste et bons repas !
Il faut aussi s'occuper du matériel : les traîneaux à préparer pour l'hivers, les lignes et les harnais à vérifier, à nettoyer, tout le matériel et les vêtements pour affronter le froid, le camion pour se déplacer avec toute la troupe ... Toute une organisation dont je vous reparlerai !
Demain dans un prochain article, je vous présenterai mes chiens leader !
En attendant n'hésitez pas à laisser vos commentaires ou questions, je vous répondrai avec plaisir!
Chaque année, nous utilisons la tirelire à bottines pour les dépenses directement liées aux courses. Un excellent moyen pour vous de participer à la vie du chenil de Jean Philippe ! Cliquez simplement sur le dessin et suivez les instructions sécurisées de Paypal !
Et vous ?!